à


à
   Cette préposition est souvent employée deux fois pour un même régime ou complément[1], et c'est alors une faute. Boileau, si rigoureux observateur des regles de la langue françoise et du goût, a fait un solécisme dans le premier vers d'une de ses plus belles épîtres:
   C'est à vous, mon Esprit, "à qui" je veux parler.
   Pour rendre la phrase réguliere, il faudroit dire: c'est à vous, mon esprit, que je veux parler, en retranchant la seconde préposition qui tombe sur le même régime. Par la même raison, l'on ne doit pas dire: c'est à toi "à qui" je parle, mais c'est à toi "que" je parle; ni c'est à vous à qui j'en veux, mais c'est à vous que j'en veux; c'est comme si l'on disoit: j'en veux à vous.

Dictionnaire grammatical du mauvais langage. . 2014.


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